Résumés articles numéro 3

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RÉSUMÉS ET ABSTRACTS DES ARTICLES DU NUMÉRO 3

L'HISTOIRE. DE LA SOURCE À L'USAGE[1]

 

Jean-Yves ANDRIEUXLes usages du patrimoine théorisés par l’histoire (XIXe-XXe siècles)

Conçu comme l’ensemble indivisible « des traces laissées, sous des formes diverses, par les messages génétiques qui, d’étape en étape » (M. Querrien, 1982) ont bâti le pays, le patrimoine de la France est aujourd’hui objet de vénération et de débat. Sa large définition actuelle résulte du double mouvement de sa construction juridique, accompagnée par les dures leçons du terrain, et de la lecture critique que l’histoire a été capable d’en faire à diverses époques. Deux chronologies de l’héritage monumental se superposent ainsi. La première suit les étapes politiques d’un droit du patrimoine depuis la Révolution et la monarchie de Juillet jusqu’à nos jours, en passant par tous les régimes du XIXe et du XXe siècle. La seconde passe par les phases épistémologiques au cours desquelles l’histoire s’est donné ses outils et ses projets. Après les médiateurs héroïques (l’abbé Grégoire, Quatremère de Quincy) qui inventent le monument épique et le musée, l’histoire cherche, en 1830, à concilier ce même monument, déjà devenu historique, et la nation. Le XIXe est ensuite un long crescendo, orchestré par de grandes figures comme Michelet et Lavisse, de la dramaturgie unitaire, amplifiée après 1871. Le monument est là pour exalter la patrie meurtrie. En 1903, Vidal de La Blache ouvre la perspective du territoire-patrimoine, plus tard explorée par les historiens des Annales, jusqu’au récent bilan de Pierre Nora (Les Lieux de mémoire). Instituée avec des monuments jacobins, la République se retrouve, pour finir, dotée d’un patrimoine girondin, éclaté en mille planètes. Le patrimoine apparaît donc, au total, comme un lieu d’interrogation sur l’avenir au moins autant que sur le passé.

Of theoretic uses of patrimony by history (XIXth-XXth centuries)

Seen as the indivisible sum of the ‘traces of diverse nature left by the genetic messages which, stage by stage’ (M. Querrien, 1982) formed the country’s architecture, France’s patrimony to-day is an object of veneration and argument. Its large present definition is the outcome of the dual evolution of its judicial construction, accompanied by the hard lessons of reality, and of the critical reading history could make of them at various periods. Thus, two chronologies of the monumental heritage find themselves superimposed. The first one follows the political stages of a patrimonial right since the French Revolution and the July monarchy up to the present day, through all the diverses regimes of the XIXth and XXth centuries. The second passes through the epistemic phases in the course of which history gave itself its own implements and projects. After the heroic mediators (Father Grégoire, Quatremère de Quincy) who were at the origins of epic monuments and museums, history, in 1830, endeavoured to reconcile the same monuments, already grown historic, with the nation. The ensuing XIXth century forms a long crescendo (under control of such great leading figures as Michelet and Lavisse) of the unitarian drama amplified after 1871. Monuments are there to glorify the wounded fatherland. In 1903 Vidal de la Blache opened the prospect of patrimonial territory, later to be explored by the historians of the ‘Annales’ up to the recent assessment of Pierre Nora (‘Les Lieux de mémoire’). After a prime institution with Jacobinic monuments, the Republic ultimately finds itself endowed with a Girondist patrimony broken up into a thousand planets. All told, patrimony finally appears as a basis for questions on the future, as much, at least, as on the past.

 

Michel DENIS – L’historien au secours de l’Europe ?

L'histoire enseignée se distingue de la mémoire des peuples mais aussi de la recherche scientifique car elle a une fonction civique. Pendant longtemps elle a conforté les identités nationales. Aujourd'hui elle peut contribuer à donner « une âme » à l'Europe en construction, mais les difficultés et les écueils sont nombreux. Seul l'approfondissement du débat entre spécialistes, préparant des choix politiques, peut éviter un statu quo dangereux ou des réformes en catimini.

Europe: the historian to the rescue?

History taught differs from the memory of nations and also from scientific research, as having a civic role. For a long time it strengthened national identities. To-day it can contribute to give ‘a soul’ to Europe under construction, but lots of difficulties and perils are involved. A more thorough debate among specialists, opening the way for political options, is the only means to avoid a hazardous status quo or underhand reforms.

 

André HÉLARD – La texture de l’Histoire

Il s’agit, à partir d’une réflexion sur diverses expériences personnelles (enseignement de la littérature ; écriture de plusieurs pièces de théâtre inspirées par l’histoire ; contribution à l’historiographie de l’Affaire Dreyfus), d’explorer quelques-unes des modalités selon lesquelles la Littérature rencontre l’Histoire, et vice-versa : comment l’Histoire est, foncièrement, théâtrale et/ou romanesque ; comment le traitement de l’Histoire au théâtre privilégie « la vérité incertaine de l’expérience vécue » ; comment l’écriture de l’Histoire, dans sa quête de la réalité, retrouve les problèmes de l’écriture littéraire.

The texture of History

Starting from reflexions on sundry personal experiences (teaching literature, writing several plays inspired by history, contributing to the historiography of the Dreyfus Affair), the point of this article is to explore some of the modes in which Literature joins with History and vice-versa: how History is basically dramatic and/or romantic; how the treatment of History on the stage favours ‘the uncertain truth of real experience’; how Historic writing in its search for reality comes again upon the problems of literary writing.

 

Xavier HÉLARY – La gloire et l’oubli. Philippe III et la postérité, ou comment se font les réputations

Le règne méconnu de Philippe III le Hardi, pris entre ceux de son père saint Louis et de son fils Philippe le Bel, offre à l'historien un champ d'études déjà en partie labouré, mais où il reste fort à faire. Un travail liminaire, qui serait de déterminer la part de préjugés qui empêche un regard objectif sur le bilan de ce règne, doit forcément reconsidérer la vision traditionnelle, très négative, de la personnalité de Philippe III : si l'on accepte de voir en ce roi autre chose qu'un prince des plus limités, on pourra alors entreprendre une histoire réellement nouvelle de ce règne. C'est à partir d'une lecture différente des sources que ce travail doit se faire : tant les chroniques que les documents d'archives doivent être relus à la lumière de cette volonté d'éliminer les idées acquises et de repartir, sinon de rien, du moins d'une base objective.

Glory and oblivion: Philip III and posterity, or how reputations are built

The misunderstood reign of Philip III the Bold set between those of his father Saint Louis and of his son Philip the Fair, offers the historian a vaste field of research, partly exploited already, but where much remains to be done. A preliminary task that would determine the proportion of prejudice preventing objective assessment of this reign, should perforce reconsider the traditional and largely negative view of Philip III’s character: if one agrees to see more in this monarch than just a prince of very limited powers, it will then be possible to launch into a really new history of this reign. The starting point of the undertaking should be a new reading of the sources: chronicles as well as archives should be reconsidered in the light of this determination to eliminate currently accepted views, and to start afresh, if not from scratch, at least from an objective basis.

 

Nadine KIKER – L’histoire revisitée. Une lecture anthropologique de l’histoire dans Masse et puissance d’Elias Canetti

Dans son œuvre majeure, Masse et Puissance, éditée en 1966 en France chez Gallimard, six ans après sa publication en Allemagne, Elias Canetti se penche sur les rapports que la masse entretient de tous temps avec le pouvoir. Ce faisant, il puise dans un matériau historique très varié, se référant aussi bien à la très ancienne civilisation chinoise qu’aux événements européens qui lui sont contemporains. Il ne fait pas pour autant œuvre d’historien. Témoin du vingtième siècle qu’il a traversé, il tire des leçons sur l’Histoire en tant que science historique, l’estimant discréditée par son incapacité à prévoir et à analyser le fascisme. Un des traits originaux de sa pensée consiste alors à prendre ses distances vis-à-vis du discours historique pour promouvoir une lecture anthropologique de l’évolution de l’homme.

History revisited. An anthropologic reading of history in Elias Canetti’s ‘Masse et puissance’

In his major work, ‘Masse et puissance’, published in France in 1966 by Gallimard, six years after its publication in Germany, Elias Canetti considers the permanent relations kept up through all times by the masses with power. In his endeavour he draws from greatly diversified materials, referring to the very ancient Chinese civilisation as well as to the European events of his own days. His, however, is not a historian’s work. As a witness of the 20th century he has lived through, he draws lessons on history as historic science, judging it discredited by its own inability to anticipate and analyse fascism. One original line of his way of thinking then consists in standing aloof of the historic discourse in order to promote an anthropologic reading of man’s evolution.

 

Michel LAGRÉE Une histoire renouvelée. La Première Guerre mondiale

Texte intégral en ligne

L’historiographie savante de la Première Guerre mondiale et son pendant, l’enseignement de cet objet historique dans les classes, ont connu trois phases bien distinctes en un demi-siècle. La première, à la fois méticuleuse et souvent envahissante dans les progressions pédagogiques, relevait de l’esprit ancien combattant. En réaction, la seconde, surgie dans le bouleversement culturel et politique des années 1960, se montra volontiers hypercritique, débusquant les impérialismes et les aliénations collectives. Depuis une quinzaine d’années, une nouvelle génération d’historiens, souvent liés à l’Historial de Péronne, a complètement renouvelé le sujet. La mise en œuvre de concepts nouveaux en passe de devenir paradigmes : culture de guerre, brutalisation, permet d’aborder de nouveaux objets, ou de relire les anciens à nouveaux frais.

A renewed history. World War I

The scholarly historiography of the first World War, and its counterpart, the teaching of this historic object in schools, have gone through three distinct stages over a half-century. The first one, both scrupulous and often intrusive in teaching progress, was influenced by the war veterans’s spirit. In reaction the second one, which appeared in the cultural and political turmoil of the 60’s, often proved hypercritical, chasing out imperialisms and collective alienations. In the last 15 years or so a new generation of historians, often related to the ‘Historial de Péronne’, have renovated the subject. The use of new concepts, about to turn into paradigms – a war culture, brutalisation – offers new objects of study or allows for a new reading of the old ones.

Jean LE BIHAN L’ambivalence des sources. Le bon fonctionnaire au XIXe siècle : une étude de cas

L'objectif de l’article est de poser le problème de l’ambivalence des sources, caractéristique du travail de l’historien, à travers l’exemple du fonctionnaire préfectoral rennais Eugène Pontallié (1827-1881). Sa carrière bureaucratique est d’abord reconstituée à l’aide des sources traditionnelles de l’histoire administrative. Puis nos documents divergent. D’un côté, plusieurs préfets idéalisent ses mérites dans le cadre d’une idéologie administrative soigneusement structurée autour de quelques thèmes récurrents : la compétence, le dévouement, voire la bienveillance. De l’autre, l’un de ses anciens employés, Adolphe Orain, se livre à un contre-portrait revanchard, lourd d’une profonde violence anti-hiérarchique. Nouvelle illustration donc, à la fois singulière et exemplaire, des limites imposées à la connaissance historique.

The ambivalence of sources. The ‘good civil servant’ in the XIXth century: a case study

The aim of the article is to put the problem of the ambivalence of sources – a characteristic of the historian’s task – through the example of Eugène Pontallié, 1827-1881, an official at the Préfecture of Rennes. His career is at first reconstructed by means of the usual sources of the history of government administration. Then our documents diverge. On the one hand several Préfets extol the man’s merits within the frame of an ideological concept of administration, carefully organised along a few recurrent principles: competence, dedication, or even benevolence. On the other, one of the man’s former employees, Adolphe Orain, gives of him a vindictive counter-portrait heavily marked by violent antagonism to hierarchy. A new illustration, all at once singular and exemplary, of the limits imposed on historic knowledge.

 

Nicole LUCAS L’enseignement de l’histoire et les manuels du second degré (1902-1995)

Pour comprendre l’importance des manuels d’histoire du Second degré et les débats passionnés qu’ils ont suscités au XXe siècle, il faut en saisir la dimension institutionnelle et pédagogique, et fixer les différentes étapes de leur évolution complexe. Ils sont soumis en effet à des exigences politiques et méthodologiques, marquées par leur époque, qui nous permettent de déterminer des moments-clés de leur existence. Au finale, trois grands modèles, encyclopédique, illustratif et démonstratif, traduisent leur métamorphose au cours de ce siècle et soulignent leur évidente capacité de rénovation et d’adaptation.

History teaching and secondary school handbooks (1902-1995)

To seize the importance of history school books in secondary education and the passionate debates they aroused in the XXth century, one must apprehend their institutional and pedagogic dimension, and define the various stages of their complex progress. They are actually submitted to political and methodological requirements that bear the stamp of their time and allow us to determine the key-moments of their existence. In the end, three major models – encyclopaedic, illustrative, demonstrative – are expressive of their mutations along this century and underline their obvious ability of adaptation and rejuvenation.

 

Jean-Baptiste MATHIEU – L’Histoire et ses acteurs. La Semaine sainte de Louis Aragon

La Semaine sainte propose une vision de l’Histoire comme articulation de l’individuel et du collectif, corrélative d’une pratique spécifique du point de vue : le narrateur (l’auteur ?) tâche de faire voir la marche de l’Histoire du point de vue de ceux qui la font et la subissent. C’est ainsi que l’Histoire s’avère être matière romanesque par excellence. C’est ainsi, également, que La Semaine sainte fait écho à la vie militante d’Aragon.

History and its actors: Louis Aragon’s ‘La Semaine sainte’

‘La Semaine sainte’ offers a view of History as the junction of the individual and the collective, correlative of a specific use of viewpoint: the narrator (author?) strives to show the progress of History from the viewpoint of those who make and are subjected to it. History thus reveals itself as romantic matter par excellence. Thus also, ‘La Semaine sainte’ echoes Aragon’s militant life.

 

Gilles OLLIVIER – Mouvement en conserve, fabrique d’histoire(s)

La télévision utilise beaucoup les images d’amateurs en leur donnant une valeur de sources historiques. Tout se passe comme si le documentaire historique gagnait en authenticité. Pour répondre au défi de l’utilisation de ces sources filmiques, une histoire du cinéma amateur paraît nécessaire. La démarche de l’historien est de montrer les singularités, la diversité, l’évolution que recouvre l’expression de « cinéma amateur ». Ces images peuvent être considérées comme des discours, fruits de relations et de représentations ; à leur tour elles génèrent relations et représentations. C’est pourquoi l’histoire du cinéma amateur apparaît comme un terrain de recherches dans le cadre de l’histoire culturelle, histoire des représentations. L’analyse des films amateurs s’avère semblable aux autres. Ces sources, parfois inachevées, nécessitent d’être croisées avec d’autres, écrites et orales. Dans leur ensemble, elles permettent ainsi de cerner les usages des formats réduits (9,5 mm, 8 mm, Super 8 et 16 mm), tant sur le plan de la réalisation que sur celui de la réception. Ces sources sont éparses, mais leur questionnement permet l’investigation dans les gestes cinématographiques, voire la créativité cinématographique au quotidien. Par là, l’histoire du cinéma amateur rejoint l’histoire du cinéma et l’histoire sociale.

Movement preserved, history (ies) manufactured

Television makes ample use of amateurs’ pictures, equating them with historic sources – just as if the historic documentary film were to gain authenticity in the process. To answer the challenge of the use that is made of those filmic sources, a history of non-professional film-making appears to be needed. The historian’s approach is to set off the underlying singularities, diversity and evolution covered by the expression ‘amateur film-making’. Such pictures may be regarded as discourse originating from relation and representation; in their turn, they generate new relations and representations. Which accounts for amateur movie-making being regarded as ground for research within the scope of cultural history, history of representation. Amateur movie analysis proves similar to other analyses. Those sources, sometimes incompletely sifted, need to be crossed with others, either oral or written. On the whole they render possible the use of reduced film-formats (9,5 mm, 8 mm, Super 8 and 16 mm) for realisation as well as for reception. Those sources are scattered, but probing into them makes it possible to investigate cinematographic action or even cinematographic creativity in everyday life. Thus the history of amateur film-making links up with the history of the cinema and social history.

 

Daniel PICHOT Le médiéviste et les images : calendrier, société, travail

Les images offrent à l'historien des sources considérables et fort peu exploitées jusqu'à ces dernières années. Les calendriers médiévaux montrent les contributions nombreuses et diverses que l'iconographie peut apporter à l'histoire des techniques certes, mais surtout à la vision du travail et de la société élaborée dans le monde monastique d'abord puis dans l'aristocratie de la fin du Moyen Âge, pour peu que l'on sache replacer ces images dans leur contexte historique et mettre en œuvre une méthode suffisamment rigoureuse.

Images and the Medievalist: calendars, society, labour

Images offer the historian considerable sources of information, largely unexploited up to the latest years. Medieval calendars mirror the many diversified contributions that may be brought not only to the history of techniques, but mainly to a vision of the working world and of an elaborate society, first in the monastic world, and then in late Middle-ages society, as long as one knows how to re-place these images in their historic context and implement a sufficiently rigorous method.

 

Nicolas PIQUÉ Histoire des origines, origine de l’histoire. Éléments pour une généalogie du concept d’histoire

L'histoire est loin d'être un concept univoque ou évident. Dans cet article, nous aimerions, à travers une analyse généalogique, en souligner les conditions de pensée. Il nous a semblé que deux formes de finalisme empêchaient de saisir l'histoire comme résultat de la capacité humaine de créer et d'instituer. Dieu puis la Raison ont longtemps obéré cette signification essentielle de l'histoire : ce sont les hommes qui construisent leur présent. Étudier l'histoire doit par conséquent amener à refuser tout principe d'explication transcendant. L'histoire n'est pas l'expression téléologique de ces principes abstraits ; elle révèle et met en lumière l'indépassable diversité des situations humaines. C'est dans la prise en compte de ces ensembles que l'historien parviendra à tracer la carte de ce que peuvent être les hommes.

History of origins, origin of history. Elements for a genealogy of the concept of history

History is far from being an obvious or universal concept. In this article our aim is to underline the conditions of its working, through a genealogical analysis. It seemed to us that two finalistic forms prevented an apprehension of history as the result of man’s ability to create and institute. For a long time God and then Reason overburdened the essential meaning of history: men are the architects of their present. In studying history, therefore, one must reject all principles of transcendental explanation. History is not the teleological expression of those abstract principles; it reveals and highlights the impassable diversity of human situations. Taking stock of these agregates will enable the historian to draw the chart of men’s nature.

 

Arnaud SANDRET Un village en trois cartons. Montmartre à la fin du XVIIe siècle (Des sources à l’élaboration d’une histoire)

Texte intégral en ligne

Suivant un récit à la première personne, le narrateur explique les étapes d’une année de recherche en maîtrise d’Histoire sur des archives criminelles d’un village des environs de Paris, depuis le déchiffrage difficile des sources et leur lente appropriation par l’étudiant jusqu’à l’analyse de celles-ci et la tentative de reconstitution – partielle – à la fois du vécu des habitants et de l’organisation de ce village de banlieue, intégré à la capitale voisine dans toutes ses activités. Ce parcours initiatique est ponctué par la narration de quelques affaires assez animées.

A village in three cartoons: Montmartre in the late XVIIth century (from sources to historic elaboration)

In a first person account, the narrator comments on the stages of a year’s research for a Master’s degree in History on the criminal records of a village in the suburbs of Paris, from the arduous decyphering of sources and the lengthy process of their slow apprehension by the student, to their analysis and the attempt of – partial – reconstruction both of the inhabitants’ life and of the organisation of this suburban village integrated into the neighbouring capital and all its activities. This initiatory progress is marked by the accounts of several lively affairs.


NOTE

[1]Ces résumés ont été traduits en anglais par Claude Berger. Qu’il en soit ici remercié.

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